Rive gauche de l’Oise, vers le nord ...

Dimanche 11 octobre 2009, par Grenouille // Calcaire

Carrière avec de "grands volumes" ou la bicyclette n’est pas inutile pour visiter les km de galeries. Une particularité, une jolie teinte verdâtre à une grande partie des galeries. Piliers par centaines, galeries sans fin, et de magnifiques "crobards" parfois vieux de plusieurs siècles.

Étrange carrière.

L’entrée reste classique, par bouche de cavage non loin de la route. Puis, une fois que les yeux se sont habitués à la pénombre, on remarque que les mur ont une teinte verte, d’une couleur identique à celle des marnes vertes que l’on rencontre dans le gypse. Dans une grande partie de ce dédale, une teinte verte (sulfate de cuivre ou autre ?), ce qui rend étrange l’atmosphère des lieux.

Comme dans la plupart des carrières de l’Oise, la superficie est gigantesque, avec de multiples entrées, une grande quantité de puits et des couloirs à perte de vue. Le plafond se fissure et le ciel tombe régulièrement, malgré la présence de chevillages dans les zones sensibles par des tiges d’acier.

Des inscriptions sont visibles en hauteur, certainement dues aux carriers, où en rouge ou en noir, les ouvriers ont laissé leur nom et une date.

Nous y trouvons cette date : Rober 1704, la plus ancienne.

Des dessins :
- de cycliste fait en 1908 par Jean Laurent, représentant Edmond Jacquemin (1875-1928), champion du monde de vitesse en 1900
- de militaire comme ce soldat, Campion, pendant sa "période militaire" (disponibilité militaire des réservistes afin d’acquérir ou compléter la formation militaire) avec son sabre
- d’hommes du peuple, visibles sur les murs, avec pipe et chapeau.
- Sur un pilier, "1832, Atelier Royal"e"" sous le Roi Louis Philippe 1er, roi citoyen qui a gouverné entre les 2 révolutions (1812 et 1848)
- Sur quelques plafonds, des grands dessins du milieu du XIXè siècle avec des bateaux, à voiles, et sur le chemin de halage (1840 et 1818), tirés par un cheval.

Cette carrière a été utilisée après la période d’extraction en champignonnière. Comme vestige : 13 chambres de cultures et des bureaux. De multiples cheminées, dont il reste les gaines de ventilation parfois intactes. A leur base, des grenouilles, des os de renards jetés ici et là. De magnifiques puits de lumière. Des bâches fantomatiques, des restes de bouteilles d’ensemencement, et des "numéros de cave" ponctuent les galeries. Des murs de parpaings laissaient passer l’air frais par de gros ventilateurs. Il ne reste que des trous tels des yeux scrutateurs.

Si vous y allez, prenez de bonnes chaussures, c’est TRÈS GRAND et réellement "paumatoire" !!!!

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9/11 — Rive gauche de l’Oise, vers le nord ... — par Hallios

effectivement paumatoir ! je suis ressorti au bout de 5h par la ou j’etait entré sans me m’en rendre compte :) Lire la suite »

3/08 — Rive gauche de l’Oise, vers le nord ... — par manu

Salut , je n ai pas trouvé le dessin du cycliste ,mais j en ai d autres !! Faut dire qu elle est pas facile en reperage cette carrière.. à bientot Fayard Lire la suite »

13/10 — Rive gauche de l’Oise, vers le nord ...

Non, ce n’est que David Banner, avant que ses yeux ne changent !!! Lire la suite »

13/10 — Rive gauche de l’Oise, vers le nord ... — par Audrey

Elle a l’air très jolie celle-là..... Et donc l’homme de Vitruve ce serait Hulk ??? A bientôt, Lire la suite »