Hautil 1

Mercredi 29 avril 2009, par Grenouille // gypse

Vaste massif des bords de Seine l’Hautil comprend 3 grands sites de carrières Hautil 2 et Hautil 3 où la couche de Gypse importante a été exploitée et dont les vides laissés restent fragiles. Ce réseau autonome est divisé en 3 secteurs dont le dernier (le bout du monde) est dangereux à visiter car la carrière en cours d’effondrement manque d’air, quand ce n’est pas le ciel qui vous tombe sur la tête. L’eau et le gypse ne font pas bon ménage, l’un ronge l’autre. Un portail nous permet de suivre les traces de la voie ferrée souterraine parsemée de "berlines". Après, c’est un tuyau d’élimination des eaux de ruissellement ( ou servant au transport d’air comprimé !) que nous suivons puis après des couloirs sombres et étroits, nous arrivons dans l’ultime secteur, où deux bassins géants donnent au visiteur la sensation de se trouver sous les arches d’une cathédrale noyée. Le bout du monde ne se visite plus, constellé des blocs de piliers et de ciel de carrière qui tombent souvent, illustrant la destruction progressive du site par effondrement naturel généralisé de cette carrière ou le manque d’air est déjà dangereux.

L’entrée est discrète entre les fourrés, le lieu est sombre et peu accueillant. C’est une carrière de gypse, fragile et dangereuse. Les fumées des locomotives diesel utilisées lors de l’exploitation ont laissé ces traces noires. Après une série de vestiges de voie ferrée et de quais de chargement consolidés au début du XXe siècle par des poutres de métal aujourd’hui rongées par la rouille, le tuyau de pompage des eau devient notre fil conducteur. De vastes salles renforcées d’arches gigantesques théâtre de fresques murales laissent apparaître l’eau qui n’est plus évacuée.Une seconde série de sombres couloirs ouvre les portes du dernier secteur, où deux quais de chargement séparent les deux bassins. La fin du monde se trouve à quelques piliers, où la zone d’effondrement gagne du terrain. Néanmoins, le plan d’eau frais mais "navigable", devient un terrain de jeu extraordinaire de "givrés cavernicoles" ... L’air peu manquer d’oxygène, et les piliers s’écroulent de temps en temps, ce qui donne lieu parfois à des craquements lugubres et des mini raz-de-marrée !!!

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